Au secrétariat de la mairie, depuis plusieurs années, le tarare, don des enfants de Joseph Marconot vous raconte l’histoire des paysans d’Evette, hameau du Thiamont en particulier.
Fabriqué à Gray, dans le département voisin, la Haute Saône, il porte toujours les instructions d’utilisation, venez le découvrir !
LE TARARE rencontré au fil des lectures…
La soubrette plongeait ses petites mains brunes dans le tas d'or, comme une vanneuse dans un tas de blé (Théophile Gautier, Capitaine Fracasse, 1863, p. 191) ou Les grains de blé, versés dans une vanneuse à manivelle, abandonnent aux souffles de l'air les débris de leurs tuniques légères (A. France, Vie littéraire, 1890, p. 25).
Le tarare, vanneuse ou traquinet est une machine utilisée lors du vannage.
Le tarare tire son nom de l'onomatopée qui caractérise son bruit de fonctionnement (ta-ra-re).
Apparu au début du XVIIe siècle aux Pays-Bas, il est constitué d'un ventilateur et de grilles, le tout étant actionné par une manivelle, ou parfois un moteur. Avec les progrès de la mécanisation, le tarare fut intégré dans la batteuse.
En France, jusqu'au début du 19ème siècle, les cultivateurs ne disposaient que de moyens très primitifs. C'est ainsi qu'après avoir coupé le blé, ou autre céréale, poignée par poignée, au ras du sol, à la faucille, ils battaient les tiges au fléau pour séparer le grain de l'épi. D'un côté on ramassait la paille à la fourche et de l'autre, le grain avec son enveloppe, qu’on appelait « balles ». Pour éliminer les balles, on attendait qu'il y ait du vent... On étendait alors un drap sur le sol et on y versait le mélange grains-balles d'une hauteur de 1m70 environ, afin que les balles soient emportées par le vent et que les grains, plus lourds, tombent sur le drap, presque propres.
Séparer le grain des balles n'était donc possible que les jours de grand vent.
C'est alors qu'en 1828, Vincent Jeannin, né à Mirebeau le 21 mai 1800, taillandier de son état, imagina une machine à « fabriquer » du vent. Plus tard, il dota son invention d'un jeu de grilles mobiles et fit breveter le « Tarare ventilateur » qu'il se mit à fabriquer, dès 1830, avec l'aide de quatre ouvriers.
Le succès fut immédiat car le besoin était évident.
A la mort de Vincent, en 1871, son fils unique, Charles -premier du nom- né à Mirebeau le 4 avril 1834, lui succéda et après lui, le fils de ce dernier: Charles -deuxième du nom- qui ajouta à la fabrication des Tarares celle des trieurs de grains, puis la vente et la réparation des premières machines agricoles.
A la fabrication des Tarares, inventés par son grand-père Vincent, Charles ajouta une entreprise de battage à domicile avec locomotive à vapeur.
Il faut noter que les premières machines agricoles rencontrèrent une vive hostilité chez les ouvriers qui redoutaient qu'elles ne leur enlèvent le pain de la bouche. On alla jusqu'à planter des pieux en fer dans les champs pour faire casser ces maudites mécaniques...
Cependant, le progrès ayant toujours surmonté les obstacles, ces machines qui économisaient de la peine et donnaient du grain plus propre, s'imposèrent au fur et à mesure de leur utilisation...
Le Tarare, fabriqué sous brevet dans plusieurs régions de France, rendit d'immenses services, durant plus d'un siècle.
Aujourd'hui encore, on trouve des Tarares dans bien des fermes où on les conserve soigneusement, arborant leur marque en gros caractères.
Certains producteurs les utilisent toujours pour nettoyer et trier les haricots dont les procédés de récolte n'ont guère changé…
Fabriqué à Gray, dans le département voisin, la Haute Saône, il porte toujours les instructions d’utilisation, venez le découvrir !
LE TARARE rencontré au fil des lectures…
La soubrette plongeait ses petites mains brunes dans le tas d'or, comme une vanneuse dans un tas de blé (Théophile Gautier, Capitaine Fracasse, 1863, p. 191) ou Les grains de blé, versés dans une vanneuse à manivelle, abandonnent aux souffles de l'air les débris de leurs tuniques légères (A. France, Vie littéraire, 1890, p. 25).
Le tarare, vanneuse ou traquinet est une machine utilisée lors du vannage.
Le tarare tire son nom de l'onomatopée qui caractérise son bruit de fonctionnement (ta-ra-re).
Apparu au début du XVIIe siècle aux Pays-Bas, il est constitué d'un ventilateur et de grilles, le tout étant actionné par une manivelle, ou parfois un moteur. Avec les progrès de la mécanisation, le tarare fut intégré dans la batteuse.
En France, jusqu'au début du 19ème siècle, les cultivateurs ne disposaient que de moyens très primitifs. C'est ainsi qu'après avoir coupé le blé, ou autre céréale, poignée par poignée, au ras du sol, à la faucille, ils battaient les tiges au fléau pour séparer le grain de l'épi. D'un côté on ramassait la paille à la fourche et de l'autre, le grain avec son enveloppe, qu’on appelait « balles ». Pour éliminer les balles, on attendait qu'il y ait du vent... On étendait alors un drap sur le sol et on y versait le mélange grains-balles d'une hauteur de 1m70 environ, afin que les balles soient emportées par le vent et que les grains, plus lourds, tombent sur le drap, presque propres.
Séparer le grain des balles n'était donc possible que les jours de grand vent.
C'est alors qu'en 1828, Vincent Jeannin, né à Mirebeau le 21 mai 1800, taillandier de son état, imagina une machine à « fabriquer » du vent. Plus tard, il dota son invention d'un jeu de grilles mobiles et fit breveter le « Tarare ventilateur » qu'il se mit à fabriquer, dès 1830, avec l'aide de quatre ouvriers.
Le succès fut immédiat car le besoin était évident.
A la mort de Vincent, en 1871, son fils unique, Charles -premier du nom- né à Mirebeau le 4 avril 1834, lui succéda et après lui, le fils de ce dernier: Charles -deuxième du nom- qui ajouta à la fabrication des Tarares celle des trieurs de grains, puis la vente et la réparation des premières machines agricoles.
A la fabrication des Tarares, inventés par son grand-père Vincent, Charles ajouta une entreprise de battage à domicile avec locomotive à vapeur.
Il faut noter que les premières machines agricoles rencontrèrent une vive hostilité chez les ouvriers qui redoutaient qu'elles ne leur enlèvent le pain de la bouche. On alla jusqu'à planter des pieux en fer dans les champs pour faire casser ces maudites mécaniques...
Cependant, le progrès ayant toujours surmonté les obstacles, ces machines qui économisaient de la peine et donnaient du grain plus propre, s'imposèrent au fur et à mesure de leur utilisation...
Le Tarare, fabriqué sous brevet dans plusieurs régions de France, rendit d'immenses services, durant plus d'un siècle.
Aujourd'hui encore, on trouve des Tarares dans bien des fermes où on les conserve soigneusement, arborant leur marque en gros caractères.
Certains producteurs les utilisent toujours pour nettoyer et trier les haricots dont les procédés de récolte n'ont guère changé…